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Archive pour mai 2008

Le Maroc entre l’Union Européenne et le Maghreb

L’Union Européenne persiste et signe. Et les Pays du Maghreb somnolent et n’arrivent pas à se rappeler leurs rêves, encore moins à les interpréter. Enorme contraste, les 24 Grands de l’Europe trouvent le chiffre peu et s’en vont à la quête pour en rajouter, alors que les quelques minuscules Pays du Maghreb lèchent de joie une autarcie des plus mesquines. Et ces pauvres Pays d’Europe qui s’indignent de voir leurs voisins du sud se quereller orgueilleusement, voire s’entretuer tout en brandissant l’entité de tout un chacun, ou simplement leur frontière fermée sans se soucier le moins du monde du coût d’un tel geste irraisonné, non seulement en perte, mais en pauvreté.

Et si jamais l’U.E. c’est-à-dire ces 24 Pays ensemble décident de contracter quelque accord bilatéral avec les Pays du Maghreb, mais chacun de son coté, voilà que l’on assiste à des contre-offensives et l’on se hâte à déposer les conditions pour devancer son voisin rival, ou simplement pour mettre des bâtons dans les roues.

Morbides contradictions: le Développement qui cherche à se développer encore plus et le sous développement qui cherche à s’enliser encore plus.

On peut énumérer plusieurs raisons derrière cet état de choses. Néanmoins, il y’en a une qui est caractéristique parce que pérenne. Je voudrais emprunter un raccourci pour foncer droit sur la question. Depuis toujours, jamais les relations Maroco-Algérienne n’ont été amicales, hormis la courte présidence de Mr Med BOUDiAF. Bien au contraire, toujours ombrageuses et tendues. Et là, il s’agit d’une donne qu’il faut faire avec, et qu’il faut constamment prendre en considération soit pour chercher un compromis inaccessible dans l’état actuel des choses, soit pour opter vers une autre alternative. Toutefois, il y’a une solution intermédiaire qui peut s’opérer à long terme. Il s’agit de laisser le temps faire son travail et remédier au mal, sans aucune initiative, mais vraiment sans aucune initiative. Laisser les choses venir toutes seules de la façon la plus plausible et la plus saine dans le cadre de la progression conjoncturelle internationale. Plausible et  saine parce qu’autrement, et c’est vérifié, quand le Maroc se montre entiché de reprendre les relations bilatérales et rouvrir les frontières, l’Algérie s’en réjouit et se montre toute fière et hautaine devant la pitoyable et lamentable attitude du Maroc.

Mais, revenons à la comparaison UE – UMA . Il s’agit là d’une vraie question philosophique. Pour l’instant, on a la thèse et son antithèse ; et c’est justement ce paradoxe qui suscite une analyse objective minitieuse et une étude comparative approfondie afin de dégager les points communs et les divergences, les points forts et les points faibles, et grosso modo tout ce qui fait l’union là-bas et la discordance ici. Il ne suffit pas de monter aux créneaux rien que pour faire montre de ses capacités Antariennes, ou se lamenter sur quelque situation révolue comme dans la poésie jahiliya (antéislamique) ou encore jouer des scénarios débiles. 

Effectivement, il arrive des fois que le Maroc se cramponne à des motifs aussi humbles soient dénuésde tout fondement, pour essayer de remédier à une erreur commise en 1994 suite à une malencontreuse information non vérifiée, comme lorsque dernièrement le chef de la diplomatie marocaine, cherchant au fond du creuset de sa valise diplomatique, a avancé sans rime ni raison, le danger que constitue le terrorisme du réseau dit Al Qaida dans les pays de l’occident musulman  pour implorer la reprise des relations et la réouverture des frontières. Et en réplique, des responsables algériens avancent qu’ils n’ont jamais été contactés à ce sujet et que l’initiative marocaine a été prise unilatéralement et n’oblige en aucun cas l’Algérie. Et là encore, il s’agit bien d’une thèse et son antithèse. Drôle de démarche !

L’UE – UMA ; Maroc – Algérie. Deux thèses – Deux antithèses. Mais qu’est ce que ça va   donner comme synthèses? Une, deux ou plusieurs?

Avant d’aller à la synthèse, on va parler un peu de la diplomatie marocaine, et les canaux communicationnels qu’elle utilise. Ses discours et ses messages sont souvent en dérive de leurs canaux et cibles. En bref, au lieu de s’adresser aux différents cénacles et institutions de la société internationale; aux acteurs de la scène politique internationale; c’est à nous marocains qu’elle s’adresse. Il y en a qui diront c’est pour nous informer; passons! Mais, de là à interpréter des décisions diplomatiques ou des résolutions internationales de la manière la plus mensongère, il y’a bien beaucoup à dire.  

Alors, récapitulons pour la diplomatie marocaine : Discours mensongers ; public mal ciblé; décisions insensés; problème qui traîne depuis 33 ans…

Il s’agit d’une diplomatie désorientée, faible et inefficace. Et là, je me rappelle qu’en 1976 déjà, Mr Mohamed BENNOUNA qui était alors professeur et doyen de la faculté de droit de Rabat, après avoir fait partie de la délégation marocaine à l’ONU,  avait – officieusement, devant quelques centaines de ses étudiants – qualifié les algériens de très forts diplomatiquement.

Le Maroc doit assumer les répercussions de sa diplomatie hâtive et dont les sources ne sont ni bien fondées, ni bien basées; et doit prendre ses responsabilités.

La nouvelle diplomatie du Maroc doit être basée sur une stratégie à deux tactiques

       1- Couper court avec toutes les tentatives de normalisation avec l’Algerie.

       2- S’orienter vers d’autres alternatives. 

Alternatives au pluriel ou au singulier, c’est la synthèse.

D’ailleurs, le Président Français Mr Nicolas Sarkozy a présenté au Maroc une occasion en or! Après le Statut Avancé avec l’U.E. alloué au Maroc, mais revendiqué également par l’Algérie; c’est l’Union pour
la Méditerranée prévu le13 juin à Paris dont il s’agit, et dont le Maroc est candidat au Secrétariat Général. Sans détours, le Maroc doit saisir cette opportunité et accepter l’offre sans faire montre de quelque orgueil que soit, tout en bataillant pour plus d’amélioration, mais pas à l’instar de l’Algérie qui a émis trois conditions à cette même offre, dont une justement est relative à la question du Sahara. Et cela prouve, si besoin est de le confirmer, la position inchangeable de la politique de l’Algérie vis-à-vis de notre intégrité territoriale. Le Maroc  pourrait faire de même et présenter les trois mêmes conditions; mais à quoi bon ! Il ferait mieux de s’orienter vers des lieux d’où Il pourrait s’attendre à bon vent. Dans cette alternative, l’Espagne se présente également comme bon partenaire. Et le pont passerelle entre le Maroc et l‘Espagne est de bon augure. C’est un équipement qui reliera non seulement les deux pays mais également les deux continents, et contribuera sûrement à améliorer des situations.

Contentons nous de ces deux éléments de la synthèse pour le moment et venons en à la conclusion.

Nous vivons une nouvelle ère où place est faite aux coalitions, fédérations et unions; et assistons au début de la fin du nationalisme étroit et chauvin, et de ce fait, il est plus réaliste de se fier au pragmatisme Européen plutôt qu’à l’utopisme quelques soient ses origines. Car le courant unioniste Européen finira par gagner cause.

Permettez moi de tirer la conclusion d’un ancien document établi par un imminent auteur et ministre tunisien, en l’occurrence KHAIR EDDINE ETTOUNSI, qui, suite à un voyage en Europe en 1860 avait rédigé à l’intention du Bey de Tunisie un très long rapport intutilé LES MEILLEURS SENTIERS dans lequel il suggère de suivre la civilisation Européenne qui, tel un torrent en crue,entraîne tout dans sa voie, et quiconque osera s’y opposer sera déraciné voire englouti par la force de son courant, et tous les Etats qui entourent l’Europe sont enclins à craindre ce courant et n’ont d’autres alternatives que d’adopter des Institutions telles que celles Européennes; alors ils pourraient être sauvés et survivre.



Contribution au débat sur le Dévloppement

           Qu’est ce que le Développement ? Et par contradiction, qu’est ce que le Sous-Développement ? 

           Comment sortir du Sous-Développement, et par conséquent, comment accéder au Développement ? 

Le Développement est une problématique très complexe. Plusieurs facteurs y  jouent un rôle très déterminant, tous ensemble collatéralement; et chacun de son côté séparément.            Au Maroc, il faut entendre par Sous-Développement, l’état actuel des choses; et par Développement, un niveau plus élevé à atteindre surtout dans les domaines les plus vitaux qu’on peut classer consensuellement par ordre prioritaire. Et de façon générale : Economiquement, Socialement, Culturellement …            J’ai failli parler de Démocratie pour entreprendre les réformes qui s’imposent, mais ce serait comme mettre le bâton dans la roue dés le départ. Alors mieux vaut passer outre, du moins pour le moment.           Attaquons plutôt le Social, il a sa part à relever dans la problématique du Développement, bien qu’il soit lui-même sujet à discussion.

          En ce qui concerne la part et l’apport du Social, ils incombent aux Associations Civiles (pour ne pas dire la Société Civile qui a un sens plus large), qui, en se définissant des rôles bien précis et des objectifs bien conçus, pourraient jouer pleinement leur rôle d’éclaireurs, notamment dans les domaines de l’Encadrement Social, l’Education Civique et autres; et contribuer concrètement au Développement du Pays. Les ASSOCIATIONS CIVILES, qui selon la loi, sont des acteurs non gouvernementaux et non partisans, au vrai sens du terme (loin des pratiques malsaines qu’il faut contrecarrer et éradiquer) doivent s’assigner le rôle prépondérant de l’encouragement à la création de métiers intégrés, générateurs de salaire, notamment dans le monde rural; et leur assistance doit être axé sur l’écoulement des produits. Il faut bien noter que les nouvelles stratégies économiques entreprises par le Maroc, à savoir, la mise à niveau de l’entreprise marocaine et EMERGENCE se jouent dans un contexte social ou sévissent: chômage, marginalisation, exclusion, précarité, pauvreté et surtout analphabétisme                     Il se fait claire que dans ce stade on doit parler de Formation Sociale, car elle est la base de toute entreprise visant une issue du labyrinthe de ce calvaire que constitue le Sous-Développement. Et justement c’est cette Formation Sociale qui doit servir de support, et qu’on doit traiter en premier lieu.

          Il va sans dire que la Formation Sociale incombe en général à l’Ecole Publique. Et seule une Ecole Citoyenne est capable de relever le défi que lui pose le taux encore élevé de l’analphabétisme en Primo; et en Secundo, ayant la capacité de former ses lauréats en rapport avec le marché de l’emploi, c’est à dire en respectant l’adéquation Formation/Emploi; et pour ce, elle doit être ouverte sur son environnement et capable de mener des enquêtes notamment auprès des employeurs aux fins de connaître leurs besoins; et les employeurs de participer  aux cotés des autres partenaires à l’élaboration des programmes pour les adapter aux besoins de la société et du marché, tout en respectant les orientations didactiques stratégiques fixées d’avance.  Après l’Ecole, c’est la Justice qui revêt un caractère inéluctable qui doit être objet à assainir. En effet; la Justice est l’un des piliers du Développement, de la bonne Gouvernance et de l’édification de l’Etat de Droit, quand elle répond aux caractéristiques de la vertu morale, miroir qui reflète l’image de tout le Pays notamment dans le collimateur des investisseurs. 
 
          La Justice en particulier et le Gouvernement en général, notamment les Finances, sont tenues de procéder par petits coups en attaquant ce qui peut apporter la plus grande contribution au Développement et au Progrès selon une Stratégie constituée de Tactiques simples et claires:

1- Elaboration d’un barème qui permet d’éviter toute dilapidation des deniers publics, dans le cadre de la rationalisation de la gestion des budgets de fonctionnement, tant de l’Etat, que des différentes Collectivités et des Entreprises Publiques.

2- Généralisation de l’Impôt à tous les citoyens et les secteurs, et par conséquent, il faut abolir toutes les exonérations; et étendre cette procédure également aux subventions, notamment celles allouées à des activités ou sociétés à buts lucratifs. D’ailleurs cette mesure va permettre  d’atteindre deux buts:

                a- la mise en exergue du principe de l’égalité par les devoirs et les obligations des citoyens.                  b- la sensation de citoyenneté dans le cadre de l’approche participative qui implique les citoyens dans la gestion de la chose publique.          3- La réalisation de ces points dont le but est d’alléger le budget de fonctionnement, aura pour finalité un impact bénéfique sur le budget de l’investissement de l’Etat, lequel doit etre géré rationnellement.

4- Revoir le rôle assigné à la caisse de compensation dont le budget devient de plus en plus lourd alors qu’il s’éloigne de ses objectifs. 

5- L’égalité des citoyens devant la loi doit être concrète et s’étendre en premier à l’âge de la retraite et au cumul des fonctions ; deux pratiques inadmissibles dans une société en voie de Développement et dont les diplômés souffrent sous le joug du chômage. A éradiquer immédiatement.            On a souvent entendu dire que le facteur humain est le capital des Pays dits en Voie de Développement; toutefois, il ne faut pas que ce facteur déborde sur les efforts accomplis dans les différents domaines ou remet leur croissance en cause. C’est pour cela que la variable démographique doit être contrôlée et maîtrisée en rapport avec les autres donnes. Il s’agit d’un pari à réaliser via un programme de planning familial doté de motivations d’une part mais assujetti à des règles de droit obligatoires d’autre part. 

           On a insisté dés le début sur la complexité de la problématique du Développement. On a vu tout au long de ce bref essai combien ses composantes sont nombreuses et en même temps interdépendantes et indépendantes à la fois. Mais le facteur primordial, intrinsèque et coordinateur, reste le facteur humain. Ce facteur est le moteur du Développement et tout se joue donc par et à travers la Formation Sociale des ressources humaines, locomotive du Développement dans les différents secteurs

          Et pour ce faire, la mise en place et le renforcement des instances de Contrôle, de Formation Sociale, de Formation Continue et surtout la responsabilisation des Responsables sont  parmi les procédures prioritaires.                                 



Le Bon Citoyen

Qu’est ce qu’un bon citoyen? Peut-on le définir? Comment le reconnaitre?
Le bon citoyen est-il celui qui s’acquitte convenablement de ses impôts? 

Il est difficile d’affirmer qu’un contribuable aussi bon citoyen soit-il, et quelque soit le degré de sa prise de conscience citoyenne, verse ses impôts volontairement et bon gré. D’ailleurs, impôts, du verbe IMPOSER, veut dire faire payer obligatoirement, ou prescrire ou encore, faire subir à quelqu’un une chose pénible. Nul doute donc que les impôts sont payés par contrainte car ils relèvent des prérogatives du Pouvoir Exécutif de l’Etat. Et, ça n’a rien de péjoratif; bien au contraire, c’est un point positif à condition de l’appliquer conformément aux 3 principes qui caractérisent la règle de droit; à savoir: généralité, abstraction et obligation. 

Mais, pourquoi n’appelle t-on pas bon citoyen tout individu qui fait ou simplement essaye de faire le bien, ou encore, préserve et essaye de préserver le bien public ?          

          1- la notion de faire le bien est une conviction personnelle qu’on ne peut  délimiter par des critères objectifs précis, et par conséquent, relevant du domaine de l’éthique, elle n’est pas sujette à codification. 

          2- Mais qu’en est-il du deuxième volet ? celui de la préservation du domaine public? J’entends par domaine public ce patrimoine de l’Etat qui revient à Nous Citoyens. Ce point mérite bien une petite discussion.

Il suffit de voir comment les gens se comportent dans nos rues et avenues pour savoir comment est traité ce domaine. On constate que tout le monde lui en veut, et s’en foute pas mal. On le considère comme étranger, et qu’aucun rapport ne le relie à nous. 

Et je voudrais bien citer quelques exemples: 

-  Quand une personne s’active à laver sa voiture dans la rue sans s’intéresser le moins du monde à ce qu’il laisse comme saletés dans les lieux… 

-  Quand des gens exploitent  leur miséreuse situation pour exercer des métiers de lavage d’autos dans les rues, les rendant impraticables pour les piétons, et que l’autorité locale fait mine de n’avoir rien vu… 

-  Quand une femme de foyer ou de ménage lave devant sa maison ou la devanture d’une boutique pour laisser un peu plus loin leurs détritus et eaux usées…  

-  Quand des propriétaires d’immeubles construisent dans l’illégalité d’incessants rajouts limitrophes à leurs propriétés, ou construisent des kiosques pour exercer quelque micro commerce, en forme de baraques en usant de fripouilles illustrant une précarité urbaine outre mesure et sans précèdent dans le cadre d’une exploitation des plus haineuses du domaine public sans s’occuper d’astreindre les piétons à emprunter la routgoudronnée

-  Quand une personne crache sa salive dans la rue, devant les gens au lieu d’utiliser un mouchoir en papier, matière en abondance et bon prix, bien que cette question est un problème maladif en rapport avec la santé publique qui doit concourir pour y remédie  

-  Quand un adolescent harcèle une jeune fille en plein public, et que celle-ci le prie de la laisser tranquille sans se soucier le moins du monde qu’il s’agit d’un délit…  -  Quand un chauffard malmène les piétons sur le passage piéton, et dans un tournant en plus… -  Quand des délinquants s’amusent à casser une ampoule d’éclairage public ou des mikhalas renversent des fûts de poubelle…  Tous ces comportements, et d’autres plus nombreux, hélas! prouvent, si besoin est de le confirmer, un manque, voire l’absence de l’esprit de citoyenneté. 

Revenant au rôle de l’autorité, cité plus haut, qui s’active positivement à encaisser ses dus en matière d’impôts, et par la contrainte si besoin est. Cette autorité se doit de veiller à l’application des lois qui organisent et incriminent de telles actions. Ces lois existent effectivement, et c’est l’application qui fait défaut. Sinon, il faut légiférer. 

Je tiens à rappeler l’existence de la commission municipale d’hygiène qui, jadis, effectuait des tournées à travers les quartiers pour s’enquérir et pénaliser ceux qui osent déverser les eaux usées dans la rue. C’était une commission qui témoignait d’un certain degré de civilité et qu’il faut réactiver. 

Toutefois, l’administration locale doit réaliser les équipements nécessaires pour la bonne organisation et gestion aussi bien des milieux urbain que rural.  

Enfin, pour un bon citoyen… un bon Etat, un bon gouvernement, de bons responsables, une bonne formation citoyenne … et surtout beaucoup de bonté.