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Archive pour juillet 2008

UN PEU DE POESIE

                     Je vous propose ci-dessous un joli poème de Verlaine intitulé LE CIEL EST PAR-DESSUS LE TOIT.  Il s’agit d’un poème écrit avec un vocabulaire on ne peut plus simple. Imaginez le poète assis dans un endroit limité et restreint. Au fait, il était incarcéré dans une prison en Belgique pour tentative de meurtre sur son ami le poète Rimbaud. Dans sa cellule, il n’avait rien à voir, hormis quelques choses et objets de part sa fenêtre : – le toit de sa cellule – le ciel – un arbre – une cloche d’église et un oiseau. Comme il n’a personne à qui parler, il parle à ces choses et les écoute : l’arbre qui berce sa palme ; la cloche qui tinte ; l’oiseau qui chante et enfin une rumeur paisible qui lui arrive de loin. A partir de ce qu’il voit, il essaye de décrire son destin. Il ne décrit pas le lieu ou les choses, il n’explique rien ; mais il va au-delà des formes, vers les symboles, vers ses sentiments intérieurs. Quelle est la relation entre ce Monde tellement vaste et la petite personne du poète? Question d’ordre philosophique existentialiste ; le poème reste ouvert sur l’interrogation.

LE CIEL EST PAR-DESSUS LE TOIT

Le ciel est, par-dessus le toit,

 Si bleu, si calme !

Un arbre, par-dessus le toit,

Berce sa palme.

La cloche dans le ciel qu’on voit,

Doucement tinte.

Un oiseau sur l’arbre qu’on voit.

 Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là.

   Simple et tranquille.

Cette paisible rumeur-là.

Vient de la ville.

__ Qu’as-tu fait, ô toi que voilà.

Pleurant sans cesse,

Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà.

De ta jeunesse ?



TOURISME : GRAVURES RUPESTRES, SKI ET RANDONNEES PEDESTRES

Je me demande si vous avez eu l’occasion de descendre dans l’âge géologique? Pour ce faire, montez en montagne. Vous avez déjà fait du ski? Alors montez en montagne. Vous avez eu l’occasion de voir des gravures rupestres sur le vif? Alors vous devez absolument aller en montagne. Trois raisons pour visiter l’Oukaimeden. Il y a une quatrieme raison que vous allez savoir plus tard.

Personnellement, je suis monté en montagne et en contemplant la structure des roches, j’ai cru vivre la longévité de l’âge géologique. J’ai eu également l’occasion de contempler quelques merveilleuses gravures en compagnie du Directeur du Parc National des Gravures Rupestres, Mr Salih Abdallah sur le plateau de l’Oukaimeden, des fois de près, mais parfois un peu de loin. Pourquoi de loin diriez-vous ? Mr Salih a peur que des intrus repèrent les gravures qu’il tient tant à protéger par simple volonté, car le parc ne concède aucun budget à ce sujet, sinon l’affectation d’un gardien qui ne peut rien devant l’immensité du territoire d’une part, et d’autre part son ouverture devant le pastorat collectif, parfois intense        

Qu’est ce que les gravures rupestres ?  Ce sont des images exécutées – peut-être – à l’aide d’un outil pointu sur des rochers généralement en haute montagne durant les périodes de la transhumance, parfois dans le désert, il y a très, très longtemps. Combien de temps diriez-vous ? Avancez une date. Avancez une date ! Eh bien rappelez vous lorsque vous vous trouvez devant de vraies gravures rupestres qu’ils ont été exécutés bien avant toutes les civilisations que vous connaissez. Imaginez un peu avec moi, longtemps avant Jésus Christ, bien avant Aristote, Platon ou encore Socrate. Elles sont considérées comme  les plus anciennes expressions symboliques que l’homme ancien ait pu laisser aux générations futures ; les experts disent ainsi et ils avancent la date de Trois mille ans à Cinq mille ans avant J.C. Les gravures des environs de Marrakech se trouvent dans 2 endroits en haute montagne : le Yagour et Oukaimeden. L’endroit le plus facile à atteindre est le site Ouka  où ces gravures sont exposées à 2600m d’altitude en plein air et parfois bien visibles. Mais ce n’est pas tellement facile, il faut être  armé de curiosité, persévérance, intérêt et patience ; et surtout il ne faut pas aller tout seul, au risque de ne rien trouver ; voire passer à coté sans s’en apercevoir ou encore les confondre avec des gravures récentes exécutées par des gens qui s’estiment talentueux. Il vaut mieux passer par la délégation du tourisme à Marrakech ou avec un peu de chance rencontrer le gardien au centre Ouka. Aussi, il faut être amateur de randonnées pédestres parce que ça nécessite beaucoup de marche.

Si vous faites le déplacement à l’Ouka, je vous conseille quatre choses à la fois, en période des neiges bien sûre, pour joindre l’utile à l’agréable.

  1.  Gravures rupestres.
  2. Randonnées Pédestres.
  3.  Ski.
  4. Prendre le télésiège au sommet du jbel Oukaimeden : En haut de cette traversée mécanique pittoresque, à 3273m d’altitude, vous pouvez siroter un café, voir la table d’orientation qui vous permet de contempler les plus hauts sommet du Haut Atlas avec indication de leur nom et altitude

N’oubliez pas de prendre des photos…BONNE CHANCE.



IBN KHALDOUNE – Comparaisons.

Ibn Khaldoune ; Abderrahmane Abou Zaid  (1332 à Tunis-1406 au Caire), fondateur de la philosophie de l’histoire et de la science de l’histoire et précurseur de la sociologie, il a affirmé une méthode fondée sur l’examen des faits historiques pour en dégager des lois économiques et sociologiques (in Grand Dictionnaire Hachette). Dans son étude intarissable – que des orientaux essayent en vain d’en limiter l’importance – consacré à l’étude multidimensionnelle de l’urbanisation et ses effets sur le caractère humain, tribal et saharien arabe, la fameuse Moqaddima  المقدمة  prolégomènes à une longue étude intitulée AL IBAR  العـبــر   ou la Grande Histoire التاريخ الكبير   Ibn Khaldoune a procédé à une comparaison très remarquable entre la vie des humains et celle des civilisations, dont la teneur est comme suit : Après la naissance, on assiste à un développement rapide avant d’atteindre l’apogée/jeunesse et age mur ; puis on assiste à la décadence /vieillesse et la fin /la mort.

Je voudrais bien emprunter cette méthode et procéder à une comparaison, mais dans un autre cadre, entre le champ de jeu des êtres humains, surtout les enfants et celui des nations ou plutôt des Etats. Dans un jeu pour enfants dont le champ est la rue, on commence par des compromis par lesquels on rappelle les règles de jeu préétablies, nonobstant les réalités des forces. Parce qu’au départ cela risque d’entraver le jeu et les plus faibles risquent de le boycotter et s’en aller définitivement ou au risque de s’unir en coalition et imposer leurs petites volontés… donc au départ, c’est toujours le consensus. Et le jeu commence pour assister en finale aux résultats. Et là, c’est  de deux choses l’une :

-  Si les Grands gagnent, c’est tant mieux, les fruits du jeu vont bien sur au gagnant qui par la suite peut procéder à une certaine redistribution, non pas au prorata, mais selon les règles du plus fort qui favorisent les alliés, les collabos…etc.

-  Si les résultats s’avèrent défavorables aux Grands et aux Forts, alors on procéde au sabotage du jeu et dire tout simplement NON le jeu a été truqué, il n’était pas légal, n’est pas licite… n’est pas raisonnable…etc. Pour en fin de compte aboutir à la conclusion-réalite : Reprendre le jeu selon de nouveaux principes. Et Sisyphe qui recommence ses ascensions interminables ainsi.

Il en est ainsi sur l’échiquier international ; avec la seule différence que les joueurs sont des représentants des Etats ; et chaque représentant équivaut à la force de son Etat.