IBN KHALDOUNE – Comparaisons.

Posté le 3 juillet 2008

Ibn Khaldoune ; Abderrahmane Abou Zaid  (1332 à Tunis-1406 au Caire), fondateur de la philosophie de l’histoire et de la science de l’histoire et précurseur de la sociologie, il a affirmé une méthode fondée sur l’examen des faits historiques pour en dégager des lois économiques et sociologiques (in Grand Dictionnaire Hachette). Dans son étude intarissable – que des orientaux essayent en vain d’en limiter l’importance – consacré à l’étude multidimensionnelle de l’urbanisation et ses effets sur le caractère humain, tribal et saharien arabe, la fameuse Moqaddima  المقدمة  prolégomènes à une longue étude intitulée AL IBAR  العـبــر   ou la Grande Histoire التاريخ الكبير   Ibn Khaldoune a procédé à une comparaison très remarquable entre la vie des humains et celle des civilisations, dont la teneur est comme suit : Après la naissance, on assiste à un développement rapide avant d’atteindre l’apogée/jeunesse et age mur ; puis on assiste à la décadence /vieillesse et la fin /la mort.

Je voudrais bien emprunter cette méthode et procéder à une comparaison, mais dans un autre cadre, entre le champ de jeu des êtres humains, surtout les enfants et celui des nations ou plutôt des Etats. Dans un jeu pour enfants dont le champ est la rue, on commence par des compromis par lesquels on rappelle les règles de jeu préétablies, nonobstant les réalités des forces. Parce qu’au départ cela risque d’entraver le jeu et les plus faibles risquent de le boycotter et s’en aller définitivement ou au risque de s’unir en coalition et imposer leurs petites volontés… donc au départ, c’est toujours le consensus. Et le jeu commence pour assister en finale aux résultats. Et là, c’est  de deux choses l’une :

-  Si les Grands gagnent, c’est tant mieux, les fruits du jeu vont bien sur au gagnant qui par la suite peut procéder à une certaine redistribution, non pas au prorata, mais selon les règles du plus fort qui favorisent les alliés, les collabos…etc.

-  Si les résultats s’avèrent défavorables aux Grands et aux Forts, alors on procéde au sabotage du jeu et dire tout simplement NON le jeu a été truqué, il n’était pas légal, n’est pas licite… n’est pas raisonnable…etc. Pour en fin de compte aboutir à la conclusion-réalite : Reprendre le jeu selon de nouveaux principes. Et Sisyphe qui recommence ses ascensions interminables ainsi.

Il en est ainsi sur l’échiquier international ; avec la seule différence que les joueurs sont des représentants des Etats ; et chaque représentant équivaut à la force de son Etat.

 

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