UN PEU DE POESIE

Posté le 16 juillet 2008

                     Je vous propose ci-dessous un joli poème de Verlaine intitulé LE CIEL EST PAR-DESSUS LE TOIT.  Il s’agit d’un poème écrit avec un vocabulaire on ne peut plus simple. Imaginez le poète assis dans un endroit limité et restreint. Au fait, il était incarcéré dans une prison en Belgique pour tentative de meurtre sur son ami le poète Rimbaud. Dans sa cellule, il n’avait rien à voir, hormis quelques choses et objets de part sa fenêtre : – le toit de sa cellule – le ciel – un arbre – une cloche d’église et un oiseau. Comme il n’a personne à qui parler, il parle à ces choses et les écoute : l’arbre qui berce sa palme ; la cloche qui tinte ; l’oiseau qui chante et enfin une rumeur paisible qui lui arrive de loin. A partir de ce qu’il voit, il essaye de décrire son destin. Il ne décrit pas le lieu ou les choses, il n’explique rien ; mais il va au-delà des formes, vers les symboles, vers ses sentiments intérieurs. Quelle est la relation entre ce Monde tellement vaste et la petite personne du poète? Question d’ordre philosophique existentialiste ; le poème reste ouvert sur l’interrogation.

LE CIEL EST PAR-DESSUS LE TOIT

Le ciel est, par-dessus le toit,

 Si bleu, si calme !

Un arbre, par-dessus le toit,

Berce sa palme.

La cloche dans le ciel qu’on voit,

Doucement tinte.

Un oiseau sur l’arbre qu’on voit.

 Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là.

   Simple et tranquille.

Cette paisible rumeur-là.

Vient de la ville.

__ Qu’as-tu fait, ô toi que voilà.

Pleurant sans cesse,

Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà.

De ta jeunesse ?

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