Le Champ Politique Marocain

Posté le 23 septembre 2008

Les origines des partis politiques marocains :

On peut détecter trois sources : 1 – Le Nationalisme Marocain : Il s’agit de la source principale qui a contribué à la fondation des partis politiques.  2 – La doctrine Marxiste-léniniste. 3 – Les échéances électorales et les scissions des partis.  Trois partis avaient vu le jour pendant le Protectorat : Le Parti de l’Istiqlal (P.I.), le Parti de
la Choura et l’Istiqlal et le Parti Communiste Marocain (P.C.M.). 
I – Le Nationalisme Marocain : Le Parti de l’Istiqlal (P.I.) est né au sein de la lutte nationale pour l’indépendance, et de là émane son nom. Il fût le plus fructueux et donna naissance à l’U.N.F.P. en1959 ; ce dernier, suite à la stagnation opéré à son encontre en1960, a accouché de plusieurs groupuscules entre 1963 et 1971, dont les mouvements Ila Al Amam et 23 Mars, avant de donner naissance à l’U.S.F.P. en 1975. Il faut souligner le contexte nationaliste dans lequel sont constitués les partis politiques marocains. Parce que c’est le contexte de la légalité historique et populaire que vont chercher les différentes formations politiques après l’indépendance, et c’est pourquoi tous les partis politiques réclament être le prolongement de l’armée de libération et de la résistance. 
Ainsi s’est fondé le Mouvement Populaire (M.P.) qui va lui aussi donner naissance à plusieurs partis portant la dénomination « Mouvement », notamment le Mouvement National Populaire (M.N.P.) et le Mouvement Démocratique et Social (M.D.S.) Le Dr Abdelkrim Al Khatib, figure de proue et chef de l’Armée de Libération, fonde en1967 avec la dénomination précitée, son parti à référentiel religieux suite à la proclamation de l’état d’exception en 1965 ; c’est le Mouvement Populaire Constitutionnel et Démocratique qui va changer de nom et devient le Parti pour le Développement et
la Justice (P.J.D.) en 1998. 
II – À partir de la doctrine marxiste-léniniste va se constituer d’abord le Parti Communiste Marocain qui va entamer une longue lutte avec le pouvoir avant d’accepter de changer de nom pour obtenir sa légitimité en 1974. Le Parti du Progrés et socialisme ( PPS) va être scindé en 2 et Thami Khyari fonde le Front des Forces Démocratiques (F.F.D.) en 1997. Une autre formation politique va réclamer être l’héritière de l’armée de libération et du mouvement de la résistance, tout en adoptant la doctrine marxiste-léniniste et va lutter également longtemps avant de se voir légalisée par les autorités après le retour d’exil de son leader Ben Saïd Ait Idder en 1983, il s’agit de l’Organisation pour l’Action Démocratique Populaire (O.A.D.P.) qui va entamer une fusion avec le Parti de la Gauche Socialiste Unifié (P.G.S.U.) constitué en 2002, pour fonder
la Parti Socialiste Unifié (P.S.U.) 
III – Les échéances électorales sont des moments propices pour la constitution des partis politiques, mais également de nombreuses scissions. Ce furent d’abord des 1ers ministres qui créèrent leur parti : -  Le 1e premier ministre du genre est Ahmed Osman qui crée le Rassemblement National des Indépendants (R.N.I.) en 1978 après les élections législatives de 1977 en rassemblant, suite à la constitution d’un groupe parlementaire de 167 députés, les élus au Parlement sans appartenance politique.  -  Le 2e premier ministre à constituer un parti fût Maâti Bouâbid avec l’Union Constitutionnelle (U.C.) en 1983, de la même manière que son prédécesseur, après les élections de 1982. -  Le ministre du travail Mohammed Arsalane El Jadidi entame une scission du R.N.I. et fonde en Juin 1982 le Parti National Démocrate (P.N.D.). -  Le 6 ème  congrès de l’U.S.F.P. tenu en 2003, a marqué des tergiversations au sein de ce parti dont les leaders ne voulaient pas céder la place aux nouvelles générations, notamment
la Jeunesse Usfpéiste et les syndicalistes de la Confédération de Mohammed Noubir Al Amaoui qui demandaient la reconnaissance des courants au sein du parti. Et justement ces courants se sont retirés du parti, soit pour former de nouveaux partis, soit pour rallier d’autres. C’est ainsi que fût crée le Parti Travailliste de Abdelkrim BenAtiq, le Parti de l’Avant-garde Socialiste (P.A.D.S.) de Ahmed Benjelloun en compagnie de Maître Abderrahmane BenAmeur. L’Action Démocratique de Ahmed Hezenni, et le Parti du Congrès National Ittihadi (P.C.N.I.) de Abdelmajid Bouzoubaâ. Ce dernier, se déclare le véritable U.S.F.P. avançant l’accusation de truquage des élections du 6ème congrès, à l’instar d’ailleurs du même parti lorsqu’il avança la même accusation à l’encontre de l’U.N.F.P. Qui dit que l’histoire ne se répète pas?. 
En même temps, le courant « Fidélité à la démocratie » avec Mohammed Sassi rejoint un autre parti de gauche. 
Petite réflexion :  Après plusieurs scissions, notamment au sein de la gauche, surtout de l’U.S.F.P., j’ai cru un instant que d’habiles tacticiens manigancent aux fins d’aboutir à une quelconque stratégie politique… N’est ce pas bizarre que des gens – des notabilités même – se présentent à des élections générales dans leur circonscription – leur fief- et mènent des campagnes électorales publiques générales, libres, financées pas l’argent des contribuables S.V.P.! – Résultat négatif en toute Glasnost… effrontés est un mot qui ne reflète pas la témérité des uns. Ils veulent absolument devenir ministres et c’est à leur parti de les présenter en tant que ses candidats. N’est ce pas le pari de ces figures égocentrés, nous obligeant par une publicité gratuite commanditée par une chaîne de télévision monopoliste, en passe de se croire les idoles de la nation et leaders du peuple. Je ne veux pas nommer : Driss Lachgar, Abderrafiî Jwahri, Mohammed El-Achâari, Abdelkrim BenAtiq, Nabil BenAbdellah, Mohammed Boutaleb, M’hammed El Khalifa, Abdelhadi Khayrate entre autres; sinon, ils vont mener des campagnes offensives qui détruiraient tout dans leurs traversées, en premier lieu leur parti. Donc, perdant aux élections générales ; échouant quant à la proposition ministérielle ; et surtout après avoir participé à l’émiettement de leur parti consécutif, les voilà maintenant de retour pour une nouvelle tentative : Européaniser ce qu’ils ont Balkanisé càd réunir ce qu’ils ont divisé : Réunir
la Gauche. Rappelons-nous, il n’y a pas longtemps quand ils essayaient de
constituer leur parti, chacun de son côté, c’était la grande gloire ; tellement ils étaient sûrs de rafler toute la gauche, ou du moins ses leaders et notoires, pour se constituer en seuls meneurs et monopolisant la scène politique….et vous connaissez la suite. D’ailleurs, c’est pourquoi l’ U.S.F.P. n’a pas répondu présent à leur secours; encore qu’il a ses chats à fouetter. 
L’émiettement et l’éloignement des principes d’antan continuent de suivre une progression sans cesse montante : jugez en par ces trois cas : – le 8e congres USFP… – Comportement de Mr Ahmed Herzeni Président du CCDH… – Comportement de Mr Khalid Naciri, Ministre de la Communication, Porte Parole du Gouvernement…et j’en oublie… 

Comportement personnel – égoïsme – égocentrisme : je crois qu’on est très loin du projet sociétal, moderniste et démocrate ; et surtout d’une société démocratique, libérale et moderne, car chacun de nous – et surtout nos leaders ; ou du moins ceux qu’on croit être leaders ; ou encore ceux qui se proposent pour être leaders – ne cherchent en fin de compte que leurs intérêts personnels. Mais ce qui est grave dans cet amalgame, c’est le manque de vision prospective pour un avenir meilleur et que personne ne porte, ne serait ce que les germes d’un projet communautaire… et c’est cela qui fait mal. En guise d’épilogue, il s’agit là d’une description historique de la constitution du champ politique marocain, certes incomplète, mais absolument nécessaire pour entamer les études dont les conclusions serviraient pour la compréhension de l’herméneutique de la spécificité marocaine y inhérentes d’ordre socio-économique, culturel…accompagnée de la petite reflexion.  Tentatives de coalitions et d’union -  La Koutla Démocratia avec les socialistes (USFP, PCNI, PSU, PS, accumulant 51 sièges – le P.I. avec ses 51 sièges – le PPS 17 et le FFD 9 sièges) soit un total de 128 sièges. -  Les mouvements populaires (MP-MNP, MDS) accumulant 50 sièges  -  Les partis à tendance islamistes accumulant 51 sièges. -  Les partis de droites (RNI – UC – PND – AL AHD) accumulant 94 sièges. Ce sont là, les grandes coalitions possibles.  La dernière tentative dans le domaine nécessite un peu de temps avant d’êtr traitée.                                                                                                                                                             A suivre… 
 

Il n'y a actuellement pas de commentaire pour cet article.

Laisser un commentaire