DES ERREURS DE LA DIPLOMATIE MAROCAINE

Posté le Vendredi 13 juin 2008

LA QUESTION DU SAHARA MAROCAIN

Des erreurs de la diplomatie marocaine, on peut en trouver ras le bol durant toute son histoire. Mais, on va laisser le soin de cette investigation aux historiens et nous contenter de citer quelques exemples des plus flagrants depuis l’avènement de la question diplomatique du Sahara Marocain.

1  -  La première erreur fatale commise dans ce cadre – selon des experts – est l’inscription, suite à la demande du Maroc en 1963, de la question du Sahara Occidental sur la liste des territoires non autonomes à la cellule des Nations Unies pour la décolonisation. Depuis, la diplomatie marocaine n’a jamais plus su comment faire sortir cette affaire de la dite cellule.

2  -  En 1975, ayant présenté le problème en 2 volets devant la Cour Internationale de Justice (C.I.J.) à Lahaye pour consultation ; celle-ci a tranché par avis N  75/10 rendu le 16 Octobre 1975 en affirmant que le territoire du Sahara n’était pas : 1- Terra Nullius ; et  2- qu’ils existaient des liens d’Allégeance entre les habitants du Sahara et les Sultans du Maroc. Le Roi Hassan II  a annoncé dans un discours officiel le contenu de cet avis, mais il a pris le soin de passer sous silence quelques éléments pour les avoir jugé allant à l’encontre de l’intérêt du Maroc et a précipité les choses en ordonnant la Marche Verte, au lieu de mener des campagnes internationales  de vulgarisation et de sensibilisation et laisser mûrir ce verdict,  le Roi croyait mettre ces ennemis devant la real politique. Et combien cette erreur était fatale pour le Maroc, et combien lui a t-elle coûté?

Voila deux causes qui ont fait perdurer la question du Sahara dans les coulisses des Nations Unies durant 33 ans. Parmi les autres causes il y a certainement la faiblesse de la diplomatie marocaine. Plusieurs diplomates et responsables marocains l’ont jugé trop faible, pour n’en citer que Mohammed Bennouna ( maintenant juge à la C.I.J. est tenu de jouer un role pour le dénouement du probleme du Sahara qu’il avait géré du temps de son ambassade à l’O.N.U.) et Driss Basri entre autres, et qualifiée par la presse sénégalaise de diplomatie à l’envers. 

 3  -  Parmi les Grands Amis du Royaume à l’échelon International, on a toujours compté avec le Sénégal. Et voilà que la diplomatie marocaine vient de commettre envers ce Grand Ami une erreur monumentale. Figurez vous le pourquoi de la chose? Simplement parce que le Maroc a jugé défavorable à son encontre la déclaration faite par un responsable du parti socialiste sénégalais à l’opposition, et a rappelé son ambassadeur pour consultation, tout en tenant des déclarations hostiles au Sénégal.

En réplique, les responsables du PS sénégalais ont répondu que  la déclaration en question est tout à fait conforme aux principes de leur parti qui, « à l’époque où il était au pouvoir, a été coauteur de la résolution AHR/Res 100, accepté par Hassan II et adoptée par le 19éme sommet de l’OUA à Addis Abeba en juin 1983 en vue du règlement pacifique du conflit du Sahara occidental ; cette résolution posait le principe du droit a l’autodétermination  du peuple sahraoui au moyen d’une « consultation référendaire ». Et c’est sur la base de la dite résolution que l’assemblée générale de l’ONU avait pris ses résolutions depuis lors. »  Et d’ajouter « la diplomatie marocaine devait se rappeler que le PS sénégalais s’était opposé en juin 1984 à l’admission de la République Arabe Sahraoui (RASD) à l’OUA, et que S.M le roi Hassan II avait salué. ». Pourquoi ? Selon ces mêmes responsables, « parce que, pour la question de l’autodétermination, il s’agit d’un principe ; quant à la reconnaissance de la RASD, il s’agit d’une situation. ». Et le parti socialiste sénégalais de « s’étonner pour une déclaration qui n’a pas été faite par une autorité officielle, donc qui n’engage pas l’Etat, parce que le PS est à l’opposition, donc ne faisant pas partie du gouvernement de Abdoulaye Wade, les autorités marocaines aient décidé contre les usages et règles diplomatiques les plus élémentaires de rappeler leur ambassadeur pour consultation. » .  A signaler que le gouvernement sénégalais, a précisé dans un communiqué, que : « l’ambassadeur du Maroc n’est pas accrédité auprès du 1ersecrétaire du PS sénégalais, mais auprès du Président de la République et que le Maroc par ce geste inamical n’a pas tenu compte des efforts du Sénégal en sa faveur dans le dossier qui l’oppose à la prétendue RASD. »

Mais l’affaire ne s’était pas arrêtée là. La presse sénégalaise et les responsables à l’opposition se sont insurgés contre l’ambassadeur et le consul du Maroc au Sénégal les accusant pour  « attitude irresponsable et discourtoisie, qui au moyen d’un amalgame malsain, ont tenté d’instrumentaliser des familles religieuses dans une affaire où la religion n’avait aucunement sa place, lesquelles familles ont opposé une fin de non recevoir à l’attitude déplacée de l’ambassadeur et du consul, notamment à l’appel à manifester devant le siège du PS.

Entre les Affaires Extérieures et Intérieures :     

 L’appel à manifester devant un local est une pratique bien de chez nous. Ramid cité en bas a déclaré que son parti le PJD avait rejeté une invitation du ministère de l’intérieur à manifester devant le siège de l’hebdomadaire LE JOURNAL.

L’Algérie omniprésente :

Il faut signaler que les propos du responsable de l’opposition sénégalaise étaient rapportés par la presse algérienne dans sa couverture du 12éme congrès du front Polisario à Tifariti. Commentant ces faits, William Zartman, spécialiste Américain de la gestion des conflits et professeur à l’université John Hopkins de Washington a déclaré : « l’Algérie souhaite faire perdurer le conflit du Sahara en vue de l’utiliser comme moyen pour perturber le Maroc et entretenir la tension.». Il s’agit là de l’un des plusieurs pièges que l’Algérie à tendu à  la diplomatie marocaine qui- tel un poisson dans l’eau- est prête à morde à tout appât.

Deux Organisations ; deux attitudes:

Bien que l‘OUA ait reconnu la RASD en 1982, le Maroc ne se retire de l’Organisation Africaine qu’en 1985. Et bien que l’ONU ait toujours pris les résolutions de l’OUA au sujet du Sahara Marocain, Elle n’a pas pris en considération sa reconnaissance de la RASD.

Le fait que le Maroc s’est retiré de l’OUA m’intrigue toujours. Je me demande, est ce qu’il n’aurait pas mieux fait d’y rester pour batailler de son intérieur au lieu de se retirer et laisser le terrain vide et rester mal informé des manigances et intrigues qui s’y jouent. Si le Maroc était resté membre, peut être aurait-il profité de la dissolution de l’OUA et la création de l’Unité Africaine. A mon sens, il s’agit là de l’une de ses erreurs.

Révélations sur une diplomatie ignorante  

  Mr Mustapha Ramid 1ervice secrétaire du Parti de la Justice et du développement (PJD) a déclaré dans une interview publiée dans le quotidien Al Masae N° 531 du 03 Juin 2008 que le ministre délégué à l’intérieur l’avait accusé d’avoir hébergé en son domicile un algérien du nom de Qamar Kharbane accusé de terrorisme, qui était en visite au Maroc en provenance de Londres. Ramid lui avait répondu que l’intéressé était entré au Maroc par la voie la plus normale, avec Visa Marocain et qu’il a subi les procédures et perquisitions adéquates à l’aéroport de Casablanca. Al Himma avait répliqué que les autorités marocaines n’étaient pas au courant des antécédents terroristes de l’intéressé « zic ».

  A une question relative à son intervention en faveur de 20 étudiants marocains pour l’inscription à une université mauritanienne accusée elle aussi de terrorisme, Ramid a déclaré qu’il s’agit d’un établissement officiel annexe de l’Université Mohammed ben Saoud des Etudes Islamiques à Nouakchott et que le nombre des étudiants marocains étaient de 24 dont seuls 4 étaient autorisés à s’inscrire car l’ambassade du Maroc avait refusé de donner aux autres un certificat nécessaire pour la constitution de leurs dossiers. Mustapha Ramid a dit qu’il est intervenu auprès du ministre des AE à cette fin, et que le ministre a donné ses instructions à l’ambassadeur. Il s’est avéré plus tard qu’il s’agit d’un institut d’Al Qaida ; il a été fermé par la suite. Le ministre des affaires extérieures n’était pas au courant de cet antécédent, ni son ambassadeur à Nouakchott.

Un grande erreur diplomatique à Alger 

Alger qui était – juste apres la Marche verte – entrain d’expulser quelques 65.000 marocains après les avoir dépouillés de tous leur biens. Et jusqu’à la dernière minute l’ambassadeur marocain Ahmed Snoussi n’était pas au courant des manigances de la politique algérienne. Limogé ? Qui aurait pensé de la sorte ! Bien au contraire, il est récompensé et sera désigné ambassadeur permanent du Maroc à l’ONU.

Rappel de quelques erreurs en relation étroite avec la diplomatie

   L’organisation de la coupe du mondeà 2 reprises en l’absence de toute étude, mais surtout en léguant le projet à des personnalités sans expérience dans le domaine. Et sans tirer la moindre expérience de la première tentative, le Maroc se jeta dans une 2éme expédition, plus malheureuse encore. Absurde comparaison : Alors que l’Afrique du Sud déployait le charismatique Nelson Mandela, figure de proue  qui combattit l’Apartheid et connu de part le monde ; le Maroc, lui recourait aux services d’un GENERAL, alors qu’il s’agit d’associations de la société civile. Pourquoi ? Notre Général a l’habitude de faire peur aux gens chez nous, et il peut faire peur et intimider Platter de la FIFA. N’est ce pas?

  Le projet pour l’organisation de l’Expo Tanger 2012. Celui-ci est également en rapport avec les 2 tentatives pour l’organisation de la coupe du monde. Le Maroc devait en tirer d’abord les conséquences. Mais de rien n’était, car il s’agissait des mêmes remarques élémentaires. Manque d’équipements appropriés adéquats, et préparations expéditives basées surtout sur l’organisation de festivités plutôt que l’essentiel.

Et quel est le coût de ces projets sans lendemain ? En tout cas, c’est énormément de deniers publics dilapidés intentionnellement pour le propre plaisir personnel et familial. Quel sort – croyez vous - a été réservé à ces très mauvais projeteurs d’organisation ?  Mais sans  rancunes SVP … à suivre.

Quelques éléments en rapport avec la question : 

  Gnaouas : Des africains accusent les marocains d’avoir  » pillé l’Empire du Mali emportant avec eux à Marrakech, manuscrits, biens et personnes transformées en esclaves et dont les descendants appelés GNAOUAS sont encore visibles à Jamaa el Fna ; et continuent de traiter la race noire de manière indigne du genre humain. »  Peut être  que c’est l’une des raisons qui a poussé Mandela et l’Afrique du Sud à rallier l’Algérie contre Notre intégrité territoriale.

   Comment un journaliste Algérien voit la solution au problème du Sahara :  Dans un article intitulé « quelles solutions pour la question du Sahara occidental » en date du 20 Juin 2007 Abdelkrim Badjadja, journaliste algérien écrit « …Comment concilier ces deux visions ? – du Maroc et du Polisario- Parce qu’il faut bien comprendre que ces négociations concernent aussi bien les autres pays du Maghreb, qui craignent qu’un enlisement du problème ne dégénère en guerre grave entre le Maroc et l’Algérie, cette dernière défendant sans relâche depuis Boumediene l’option de l’indépendance pure et simple du Sahara Occidentale libérée par les Espagnols. »  Le journaliste algérien demande « d’entraver toute possibilité de déclenchement de guerre entre le Maroc et l’Algérie et au Polisario de déposer les armes tout en continuant de revendiquer leur autonomie par la voie politique et diplomatique et le président algérien pourrait les assurer de son soutien ». Fin des propos du journaliste. Il faut que la diplomatie marocaine se renseigne bien là dedans et à bon entendeur SALUT. 

  Attention au piège : Le Polisario instrumenté par l’Algérie et c’est tout à fait logique puisque  ses camps sont hébergés dans la localité  de Tindouf. Ces camps au nombre de quatre (4), portent des noms empruntés à des villes marocaines du Sahara à savoir : El Aaiun   العيون- Awserd  أوسرد- Smara  السمارة  et  Dakhla الداخلة ; question de piéger l’opinion publique.

Quelques Critiques et des Suggestions :

La diplomatie marocaine est molle, elle a besoin d’être secouée avec force. Sans oublier qu’elle a été qualifiée par les siens de faiblesse notamment vis-à-vis de son homologue algérienne. Elle doit s’imposer un code rigoureux de conduite et de discipline lui imposant les règles sévères de la diplomatie et lui interdisant toutes aberrations et défaillances sous peines de graves sanctions. Elle doit commencer par la réhabilitation des Ressources Humaines à travers la Formation Continue et citoyenne. Assurer une Formation solide à tous les niveaux pour les nouvelles recrues, qui doivent être choisies selon les critères objectifs de la compétence et leur niveau culturel, loin de tout clientélisme ou autre moyen malhonnete, illégal ou de corruption.

Motivation, non seulement matérielle, mais également morale, culturelle et nationale. Au niveau déontologique, sincérité et clairvoyance l’aiderait à surmonter des problèmes et avoir l’opinion publique nationale à ses cotés ; car il ne faut pas la mépriser surtout dans une conjoncture de globalisation où l’information est devenue à la portée de tous ; donc à éviter les interprétations mensongères, elles nuiraient à la question plus qu’elles ne la serviraient.

Et pour résoudre le problème du Sahara le Maroc doit élaborer une nouvelle stratégie en vue de résoudre ce problème et dont l’une de ses tactiques consiste à inviter la communauté internationale à faire table rase et reprendre la question depuis le début ; comme du temps de l’avis consultatif de la CIJ. Le Maroc devrait organiser des conférences et tables rondes animées par des professeurs et responsables compétents dont le but est d’expliquer à qui de droit les données historiques  et socio-politiques qui spécifient l’Etat Marocain et la structure du Makhzen ainsi que ses relations avec les différentes tribus du Maroc, tout en mettant l’accent sur les différences qui existent entre un Etat archaïque arabo – musulman et africain à la fin du 19éme siècle (vers 1880) basée essentiellement sur la religion musulmane et les coutumes d’un coté ; et des Etats européens modernes basées sur le droit positif et le contrat social …etc. Pour ce faire, il faut procéder -si ce n’est fait- à la collecte des ouvrages et documents relatifs à la question, ici au Maroc comme ailleurs notamment dans les pays qui étaient en convoitise pour la colonisation du Maroc fin 19éme et début 20éme siècle, aussi bien qu’à l’invitation de sociologues, historiens et ethnographes pour la publication d’ouvrages allant dans ce sens en mettant l’accent sur les structures socio- tribales et les différents aspects et principes traditionnels qui servaient de support pour la Gestion et l’Organisation de la vie Pastorale en particulier et de la Commune en général, sans oublier bien entendu le rôle prépondérant que jouaient les Saints et les Marabouts tel que Maa el- Ainine qui «dominait le nord du Sahara depuis le Souss jusqu’à la Sequiat el-Hamra» selon Charles-André Julien dans «Le Maroc face aux impérialismes» p 17 ; et son fils El-Hiba… Le Maroc doit demander à la cour de donner un nouveau avis selon l’article 65 chapitre IV de son statut, tout en reformulant la question des liens du Sahara avec le Maroc, car des liens juridiques n’existaient pas à l’époque dans cette zone, mais uniquement des liens d’Allégeance, en se basant sur les points suivants :

1 -  ALLEGEANCE : Qu’est ce que  l’Allégeance ? Pourquoi existe-t-elle ? Pourquoi les Sultans du Maroc recouraient à l’allégeance des Notables, Oulémas et des différentes Tribus, surtout les plus influentes ?

2 -  La Religion : Faire comprendre à qui de droit que la religion constitue un tout dans l’Empire Chérifien tout au long de son histoire et englobait à l’époque le politique et le social, d’ailleurs comme l’Europe médievale d’avant la Renaissance où  il n’existait pas de frontière entre le profane et le sacré  dans toute l’activité humaine et donc la politique et la religion se confondaient. Et pour emprunter l’expression utilisée en 1908  par Edmond Doutté, Ethnographe et journaliste français, dans son étude consacrée à l’Afrique du Nord : « L’Islam envahit complètement aussi bien la vie privée que la vie publique » ; et donc, c’est seulement à partir de la religion Musulmane qu’il faut comprendre la vie au Sahara Marocain et non à partir de bases juridiques en rapport avec l’évolution de l’Etat en Europe. Ils faut savoir que les Sultans détenaient – comme aujourd’hui encore- les fonctions tamporelles et spirituelles, et c’est cela qui explique les liens d’Allégeance.

3 -  Les tribus Nomades qui vivaient au Sahara : – A part leur allégeance aux sultans du Maroc, est ce qu’elles prêtaient l’allégeance à d’autres Chefs d’Etats ? – Est-ce que ces tribus nomades avaient besoin d’une autorité du genre Etat, uniquement pour garder leur territoire de quelques moments avant de reprendre leurs itinéraires pastoraux ?  Si un tel Etat existait, quelles étaient ses autres prérogatives ?

4 - Pourquoi et comment le Maroc aurait-il désigné des Caids (documents à l’appui) dans cette région ?

5 – Qui prétend avoir recensé ces tribus ? Par quelle procédure et dans quel but ?

6 -  Le Maroc a bel et bien présenté devant la CIJ des documents qui signifient son autorité sur le territoire et ses habitants, en contre partie quels documents les autres parties ont-ils présente ?

7 -  Faire appel à la France en tant que Pays colonisateur de l’Algérie et exerçant le Protectorat sur le Maroc pour témoigner dans l’affaire notamment l’affaire du Touat. Il faut prendre en considération que le probleme du Touat est tres epineux car il bute sur le probleme de Tindouf et c’est justement là que résident les craintes d’Alger. Il faut la rassurer sur ce point.

8 - Bien sûr, il s’agit là de quelques éléments susceptibles de contribuer à  résoudre le problème ; le Maroc dispose sûrement d’autres éléments et doit sortir ses grandes cartes et inviter les dépositaires des creusets politiques et diplomatiques à présenter ce dont ils disposent car il est temps de terminer la partie.

Biblio :

J’ai cité dans le texte deux auteurs à savoir : – Charles-Andre Julien  et -  Edmond Doutté. A consulter également — Roger Le Tourneau : Fès avant le protectorat —  Jean Louis Miege : Le Maroc et l’Europe – Abdellah Laroui  ; entre autres

Un peu d’humeur : 

  Un bon diplomate c’est quelqu’un qui se rappelle toujours la date de l’anniversaire d’une femme, mais qui ne se rappelle jamais son age. 

salahbouasba @ 13:37
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امعانا في حصيلة السابع من شتنبر

Posté le Mercredi 11 juin 2008

كتبت هذا الموضوع قبل أشهر وبعثت به إلى العديد من » الجرانين » التي لم تلتفت إليه، وادعى  بعضها  أنه لا يتماشـى مع خطها السياسي والاديولوجي. ولا أعتقد أن مضمونه قد تقادم رغم طول المدة مع طلب السماح وشكرا  

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            إن قـراءة متأنيـة في حصيلـة انتخابـات 7 شتنبـر، لا بـد أن تأخـذ بعـين الإعتبـار الملاحظـات التاليـة  وأن تستخلـص منهـا بعـض العبـرة على نسبيتهـا :

           أولا – يجـب التأكيـد بدايـة على أن انخفـاض نسبـة المشاركـة ليـس موقفـاً من الأحـزاب السياسيـة في حـد ذاتهـا، بقدر مـا هـو موقـف من السلطـة ممثلـة أساسـاً في الحكومـة والإدارة بصـورة خاصـة. ووعيـاً من الإدارة  بهـذه النقطـة بالـذات  فقـد  تـم النفـخ في نسبـة المشاركـة لتصـل إلى النسبـة الرسميـة المعلـن عنهـاّ (37 بالمائة) حفاظـاً علـى بعـض من مـاء الوجـه، بينمـا تحدثـت الكثيـر من المنابـر الإعلاميـة عـن نسبـة 20 في المائـة من المشاركـة فقـط  أو دون ذلـك .

            ثانيا  - إن العقوبـة الموجهـة للأحـزاب السياسيـة الكبـرى تتمثـل أساسـاً في البطائـق الملغـاة أو التصويـت للأحزاب الصغـرى.

            ثالثا  - إن الأحـزاب السياسيـة بدورهــا قـد ساهمـت في تعميـق المشكلـة عندمـا قبلـت باللعبـة على علاتهــا؛  وشاركـت فيهـا بعدمـا عاشـت أغلبهـا حالـة من التشتـت والبلقنـة ؛ وتابعـت المشاركة على الرغـم من أن الانطلاقـة كانـت خاطئـة . . .  هـذا بالإضافـة إلى دخول اللعبـة بعناصـر تزيـد عن ثلاثيـن لاعبـاً سياسيـاً، فمعنـى ذلك انـه في حالـة التعـادل والاجماع سيكتفـي كل لاعـب بتمثيليـة لا تتعـدى نسبـة واحـد إلي ثلاثيـن من مجمـوع الجسـم الانتخابـي الممارس للعبة التصويت طبعا.

            رابعا  - إن ظاهـرة العـزوف عن المشاركـة في العمليـة الانتخابيـة، بالإضافـة إلى كونهـا عقـاب للسلطـة، حكومـة وإدارة ، فهي دليـل – ما بعـده دليـل – على فشـل السياسـة الإعلاميـة بصفـة عامـة واللوحـات الدعائيـة التي خصصـت للعمليـة وكل ما رافقهـا من تدخــلات غيـر مقنعـة للنافذيـن المتحزبيـن.  تدخــلات تفتقــر كليـاً إلى الجـدوى. ينضـاف إليها كل التمويـل الدولتـي المدفـوع مـن جيـوب المواطنيـن الصالحيـن الذين يدفعـون الضرائـب، والزج بجمعيـات مدنيـة –  ينـص القانـون ويؤكـد على أن ليـس لها أي هــدف سياســي – وإدخالهـا قسـراً في العمليـة الانتخابيـة اشهاريـاً في إطـار برنامـج ريعـي مفضـوح، يستدعي المراقبـة والمساءلـة.  

             خامسا  - ينبغـي التأكيـد على أنـه لا عـلاقة بين نسبـة المشاركـة في الانتخابـات والنمـو والتقـدم والتطـور والرقـي إلى غير ذلك ممـا تزخـر بـه لغتنـا العربيـة من مترادفـات والتي يلعب على استعمالها « السياسيون المتحزبون ».  كما انـه من بـاب القفـز على الأدوار الادعـاء بـأن المشاركة في الانتخابـات وحدهـا، هي – بالنسبـة لي كمواطـن بسيــط – نـوع من أداء دور مـا :  سياسـي أو حقوقـي أو تدبيـري أو رقابـي. . . أو مشاركـة في الإشراف على الشـأن العـام . . . إن هذا الاستعمال المفرط لمصطلحـات فضفاضـة، هلاميـة، دون تحديـد معانيهـا والإسراف في توظيف كلمات  كبيـرة مـن هـذا القبيـل، تولـد لـدى المواطن البسيـط  نوعـاً مـن النفـور مـن العمليـة الإنتخابيـة، والعمـل السياسـي برمتـه، نظـراً لعـدم مقدرتـه الفكريـة على استيعابهـا؛ وتعتبـر من الأسبـاب الرئيسيـة في تفشـي حالـة اللامبـالاة لديـه لتصبح مركبـة ومعقـدة إلى درجـة الاستـلاب. وهـذا الادعـاء فيـه أكثـر من اختـزال؛ فالعمليـة الانتخابيـة في حـد ذاتهـا عمليـة مخضرمة وإداريـة تتـم في أحضـان الإدارة في كافـة مراحلهـا، تحضيـراً وإعلانـاً وإشهـاراً وتقييـداً وتسجيـلاً ومراقبـة . . . وخـلال هـذه المراحـل جميعهـا تراكمـت اختـلالات تـم التغاضـي عنهـا في أحاييـن كثيـرة أدت إلى هـذه الحصيلـة التي تراوحـت نسبـة العـزوف فيهـا مـا بيـن 67 وأكثـر من 80 بالمائـة، بل إنه يمكن الذهـاب أبعـد من ذلك بكثيـر إذا احتسبنـا الأصـوات التي حصلـت عليهـا الأحـزاب الصغـرى وألغيـت لعدم حصولهـا على النسبـة الأدنـى، إلى غيـر ذلك من الحسابـات، بحيـث نجد أن المنتخبيـن برمتهـم لا يمثلـون سوى نسبـة تتـراوح بيـن 5 إلى  10 بالمائـة كحد أقصـى.

            وينبغـي الإشـارة هنـا إلى مسألـة غايـة في الخطـورة وهـي أن الوعـي الجماعـي يتأرجـح بيـن السلـب والإيجـاب، وأنـه من السهـل جـداً أن ينجـذب نحـو السلـب كنـوع من الاحتجـاج على تردي أوضاعـه؛ والاحتجـاج في أبسـط تمظهراتـه هو الرفض والتقوقـع.

            إن هـذه الحصيلـة من الناحيـة السياسيـة تعبيـر عن وعـي سياسـي معيـن: فكمـا أن المشاركـة في اللعبـة السياسيـة هـي وعـي، فكذلـك عـدم اللعــب هـو وعـي. فأنـا مثـلا، لا أريـد أن ألعـب لعبتكـم، لأن الشـروط التـي وضعتموهـا كقواعـد للعبـة، وأحيانـا في غيابـي أو تغييبـي، والأشخـاص الذيـن يسيّــرون هذه اللعبـة أو يبدءونها   لا تتوافـق مع ما أتمنـاه ومـا أرغــب فيـه ومـا أريـده.

 وغايـة ما يثيـر الاستغـراب هـو قيـام  بعض المعتوهيـن – من الذيـن خاضـوا غمار الترشـح للانتخابـات وحصـدوا الفشـل الذريـع- بدعـوة أحزابهـم إلى الانسحـاب مـن التشكيلـة الحكوميـة  واللجـوء  للمعارضـة. إنـه مـن السذاجـة بمكـان التسـاؤل: هـل كانـوا سيدعـون إلى نفـس التوجـه لـو كـان الحـظ  حالفهـم؟. وأقـل سذاجـة مـن هـذا  : مـاذا عساهـم أن يفعلـوا من خـلال ممارسـة المعارضـة والعمـل النضالـي وقـد جربـوا العمـل الحكومـي طيـلة عقـد كامـل مـن الزمـن؟

            لقـد كانـت حصيلـة انتخابـات السابـع من شتنبـر نتيجـة أخطـاء في الحسابـات والتقديـر ونتيجـة لانعـدام المعرفـة بمـا آل إليـه المجتمع من تطورات والجهـل بالمكانزمـات الجديدة لسوسـه ولسياستـه، من طـرف شيـوخ السياسـة الذيـن فاتهـم ركبهـا ولـم تسعفهـم أقدارهــم فـي  الاعتـزال أو – على أقـل تقديـر-  لعـب أدوار شرفيـة تمكنهـم من حفـظ مـاء الوجـه لتحيلهـم على تقاعـد مريـح بعيـداً عن ضوضـاء السياسـة.

 وفي محاولة لـرأب الصـدع والخـروج مـن الأزمـة وإرجـاع الـروح للعمليـات الإنتخابيـة والنفَـس للعمـل السياسـي، ينبغـي القيـام بوقفـة تأمـل طويلـة المـدى، وممارسـة عمليـة نقـد ذاتـي بطريقـة عميقـة ومنهجيـة علميـة وموضوعيـة، ثم بعد ذلك اتخـاذ بعض الإجـراءات الملائمة لإعـادة الثقـة المفقودة للمواطـن: ثقـة في السلطـة، حكومـة وإدارة ؛ وفي العمـل السياسـي والأحـزاب السياسيـة. على أن يساهـم في ذلـك الجميـع، كـل من دائـرة توجهاتـه واهتماماتـه واختصاصاتـه ومسؤولياتـه 

             وهناك إجـراءان أساسيـان لا بد من الأخـذ بهما بدايـة : 

      الأول –  الخروج من البلقنـة الحزبيـة والدخـول في تحالفـات وتكتـلات دون مركبـات ضعـف أو عظمـة أو مرجعيات لا علاقة لها بالمعطيات الواقعية أو الإتكالية.

      الثاني –  القيـام بعمليـة مصالحـة بين الأحـزاب والسلطـة دون ادعـاءات أو مـزايدات.

              وبعـد القيـام بهاتيـن الخطوتيـن يمكـن الإقـدام على باقي الإجـراءات  (تجدر الإشارة إلى أنها مدرجة أدناه دون مراعـاة أي ترتيـب وموجهـة للجميـع) :

 الإجـــــراء الأول  -   الارتكـاز على الديمقراطيـة والشفافيـة مركزيـاً وإقليميـاً ومحليـاً.

الإجــراء الثانـي  -   الانفتـاح على المجتمع وفتح الأبـواب أمام جميـع المواطنيـن.

الإجـراء الثالــث  -   محاولـة استقطـاب فاعليـن جمعوييـن واجتماعييـن

الإجـراء الرابــع   -  التغاضـي عـن الصراعـات الداخليـة والئخصيــة  وتغليـب العقلانيـة والمصلحـة العامـة

الإجـراء الخامس –   وضـع المواطـن في صلـب الاهتمـام

 الإجراء السادس  -  وضـع إستراتيجيـة عامـة تعمـل مـن خـلال مقاربـة تشاركيـة تجعـل المواطـن فعـلاً مشاركـاً  فـي المجـالات التي تهـم الشـأن العـام محليـاً وإقليميـاً ووطنيـاً عبـر الهيئـات التمثيليـة حتى يشعـر بالأمان والاطمئنـان على وضعـه .

   إن الرغبـة في تفعيـل هـذه الإجـراءات – متـى كانـت الإرادة متوفـرة –  تقتضـي تأسيـس وإرسـاء قواعـد نظـام اتصالـي فعلـي وفعـال يشمـل جميـع القنـوات التـي لهـا ارتبـاط بالمجتمـع من جهـة، وينخـرط فيـه جميـع الفاعليـن ويستفيـد منـه المجتمـع بكافـة شرائحـه مـن جهـة أخـرى 

                وبطبيعـة الحـال فـإن الدولة تتحمـل في هـذا المجال الـدور المركزي علـى أن تنسـق عمـل باقـي الفاعليـن وتوجهـه الوجهـة الصحيحـة. . . 

             

 

salahbouasba @ 13:16
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LES BENI-OUI-OUI

Posté le Jeudi 5 juin 2008

Les Beni-oui-oui ne sont ni bons citoyens ni démocrates. Ils ne sont bon à rien. Ils ne savent même pas dire  NON. Parce qu’il faut savoir dire NON des fois. Il s’agit d’un ART qu’il faut apprendre, maitriser et appliquer, surtout, quand il s’agit d’intérêt général de la communauté. Il faut savoir fausser la route à des propos mensongers et rétablir les choses, éclairer l’opinion publique. Mais dans tout ça, les Beni-oui-oui ne savent rien; voire eux-mêmes, ils ne sont rien.  Ils épousent une position de spectateurs qui se contentent d’applaudir leurs idoles. Avec la différence que les fans expriment leur joie et bonheur vis-à-vis de leurs artistes préférés qui les enchantent, alors que les béni-oui-oui approuvent tout ce qu’on leur présente sans la moindre objection, sans la moindre remarque. 

 Les Beni-oui-oui n’ont pas d’idées personnelles et donc jamais de suggestions à faire. Par leurs attitudes toujours approbatrices, ils faussent le rôle assigné à des instances et institutions publiques censées servir l’intérêt commun. Ils ne jouent pleinement leurs rôles nulle part :                                                               

- Ni dans l’Opposition qui constitue le pilier de la vie parlementaire et gouvernementale dans les démocraties qui se respectent.

- Ni au sein de la Majorité qui gouverne et gére la Vie Publique de tout un PEUPLE, lequel a manifesté sa volonté lors d’elections démocratiques en sa faveur.

Il ne suffit pas de faire partie de la Majorité au gouvernement pour dire constamment et toujours oui-oui. C’est de là d’ailleurs que vient l’appellation : les béni-oui-oui. Représenter la vie publique c’est comme dans une tragédie avec nombre d’acteurs et actrices. A chacun son rôle, inséré dans un scénario bien préparé, revu et corrigé, que l’acteur est tenu de jouer correctement et avec professionnalisme.

On a souvent entendu dire que : la Critique c’est facile; l’Art c’est difficile. Ou encore : Construire c’est difficile, Démolir c’est facile. Dans ce même cheminement d’idées, on peut dire que l’Exercice de l’Opposition est facile, Gouverner c’est difficile. Pour concrétiser tout en simplifiant; Gouverner nécessite un budget qu’il faut gérer selon des principes et des contraintes alors que l’Opposition c’est la critique, elle n’a pas de contraintes, même pas de limites. Mais quand même, chaque chose a des règles et des principes déontologiques c’est-à-dire des devoirs moraux à respecter. On ne peut pas démolir comme ça, sans courir le risque de tomber ou succomber sous les décombres ; il faut donc prendre les précautions sécuritaires nécessaires aussi élémentaires soit-elles pour faire sa besogne tout en restant sauf. Pour être critique d’art, il faut connaître un minimum de règles d’art. Il en est ainsi pour l’opposition; il ne suffit pas de prendre la parole pour ne rien dire ou rien que pour exprimer son accord sans montrer les raisons et le pourquoi; et sans montrer les points forts et  positifs du projet que l’on approuve, voire les contraintes que l’on a surmonté. 

Quand un homme d’Etat se fait entourer de Beni-oui-oui, il se fait enliser dans ses propres lapsus et stagne dans une situation sans avenir, au risque de se trouver en marge de la Société et de la Politique. Il va surement culminer dans l’erreur fatale du culte de la personnalité. Un Homme d’Etat doit s’entourer de conseillers qui ont des idées, un savoir faire théorique et pratique, et une force de suggestion et de proposition et surtout une spécialisation dans un domaine précis.  Il doit également recourir périodiquement à des cabinets de conseil spécialisés dans différents domaines notamment pour réaliser des objectifs lels que :                                                                                                                            

-  La réalisation de sondages d’opinion afin de connaître les orientations de l’opinion publique et faire éviter toute aberration sans ambages.

-  La planification de projets socio-économiques intégrés, rentables pour l’Etat et générateurs de revenus pour les citoyens selon des approches participatives adéquates impliquants la population concerné et établis à différents termes selon les cas : court,long ou  moyen.

-  L’établissement de banques de données et d’agendas des besoins avec des priorités.

En fin de compte, c’est la responsabilité que chacun doit assumer, selon une péréquation socio-économico-politique de responsabilisation, sujette aux différents systèmes et types de contrôle.                

salahbouasba @ 14:44
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Réflexion sur le Mouvement Pour Tous les Démocrates

Posté le Lundi 2 juin 2008

 Décidément Mr Fouad Ali Al Himma ex-ministre de l’intérieur, continue de faire la pluie et le beau temps dans la scène politico-sociale marocaine, en la façonnant à sa taille.

C’est un garçon né avec une cuillère en or dans la bouche. Il a été choisi par feu Hassan II pour faire des études scolaires avec le Prince Héritier. Il a osé démissionner du poste de ministre de l’intérieur ; ce petit poste de technocrate, ne lui convenait pas, parce qu’il ne lui permettait ni d’évoluer, ni de s’épanouir pleinement. Lui, qui avait beaucoup d’ambition. Mais il ne faut pas dire que c’est une aventure; loin de là. La question est munitieusement préparée et le prétendant avait obtenu l’aval de l’autorité supérieure ; sinon il serait sombré dans l’oubli en un clin d’œil.

S’étant présenté aux élections législatives, la liste des trois candidats non partisans qu’il a présenté a raflé tout l’électorat. D’ailleurs, il n’y avait pas de concurrent de posture avec préméditation. Et bien qu’indépendant aux cotés de quelques 7 autres parlementaires dont les 2 autres de sa liste, il a vite fait d’établir une hégémonie sur un petit parti politique AL-AHD qui avait des alliances avec d’autres  petits partis politiques, ayant  cumulé au total quelques 32 parlementaires, pour en fin de compte constituer et présider un groupe parlementaire.   

Il a constitué ensuite une association dénommée Mouvement Pour Tous les Démocrates (M.P.T.D), à laquelle se sont vite ralliées toutes les célébrités du champ politique, économique, social, culturel, artistique, sportif et même gouvernemental. Ce mouvement est également né valise politico-diplomatique à la main.

Durant les mois qui ont suivi sa démission du ministère et son accession au parlement, il n’a cessé ses turbulences… 

Mais, on n’a pas entendu parler de la constitution d’une association civile dénommée Fondation des Rhamnas pour le Développement Durable. Ceux qui connaissent de très près le tissu associatif marocain sont convaincus qu’une association de ce nom n’existe pas et n’a jamais existé. Et même si elle existe effectivement, elle n’est pas constituée dans la légalité. Et même si elle était constituée dans la légalité, ayant à peine quelques jours, car elle devait être constituée à la dernière minute tout consentement fait, la voilà avec une bourse de 7 Milliards de Dirhams. Mais, dites que c’est 700 Milliards de Centimes ou 700 Milliards tout court. Ce n’est pas là le problème, si, et seulement si, cette affaire – car c’en est bien une! – était seule et unique ; mais figurez vous combien il y a d’associations civiles au Maroc plus anciennes que celle des Rhamnas? Avancez un chiffre SVP avant que je vous le dise… Eh bien ! On a compté jusqu’en 2005 un peu plus de 30.000 associations. Il y’en a qui se sont battues et se battent encore pour être doté de la part du Secrétariat Général du Gouvernement de la qualité d’Intérêts Public, afin de bénéficier d’une petite dotation qui ne dépasserait pas dans le meilleur des cas 100.000 DH. Imaginez combien il y en a de 100.000 DH dans la fabuleuse somme de 7 Milliards?

Ce n’est pas totalement négatif, au contraire, c’est même très bien qu’un citoyen s’occupe de sa région natale, à condition qu’il le fasse bien et par ses propres moyens dans le cadre d’une approche participative avec la population concernée pour son implication directe dans un développement intégré. Mais de là à traîner des Ministres et des P.D.G. d’Etablissements Publics que même les Premiers Ministres ont trouvé du mal à commander, à son fief dans un flagrant dépassement des us et coutumes et des protocoles régissant l’ordre local, communal, provincial, régional, voire national, il y a beaucoup à dire.

 Mais, revenant au Mouvement Pour Tous les Démocrates. Des commentateurs considèrent ce Mouvement – qui rallie d’ailleurs les autres Mouvements Populaires et d’autres partis tres minoritaires de droite - comme une bouteille que l’on essaye de remplir de plusieurs matières hétérogènes susceptibles d’exploser à tout moment. En fait, le Mouvement pour Tous les Démocrates réuni des personnalités toutes couleurs et tendances confondues : de droite, de gauche et d’extrême gauche, des partisans et des non partisans,des artistes, des sportifs …etc. Eh bien ! Il faut s’attendre de deux choses l’une :

          1 – Soit que ce mouvement va absorber toutes les composantes de la vie politique et publique et guider la nation avec son programme non encore élaboré.

          2 -  Soit qu’elle va exploser et se volatiliser dans la nature à l’instar de moult pareilles tentatives qui l’ont précédé.  

En attendant les aboutissements, c’est une association qui est tombé d’en haut, au lieu de pousser d’en bas. Donc, elle est dépourvue de la couche sociale qui sert de base à pareilles institutions. Mais parmi ses bienfaits, qu’il ne faut pas négliger en tout cas, c’est qu’elle a su remuer le champ politique national qui était en somnolence depuis belle lurette et lui insuffler un air nouveau.

Ce qui parait bizarre et même louche dans cette affaire, c’est que l’élite culturelle – comptée à peine sur les bouts des doigts certes – n’a pas commenté l’évènement, préférant se retirer de la scène politique, voire de la scène sociale et au lieu de se confronter avec la réalité, elle se contente d’affronter et de s’attaquer au patrimoine culturelle ancien de plus 13 siècles, et de discuter des théories qui ont été débattues non seulement il y a plus de 12 ou 13 siècles, mais débattues pendant toute cette longue période ; c’est-à-dire qu’en fin de compte, on ne fait que répéter le1er siècle de l’Hégire / 6eme siècle grégorien et se répéter depuis lors. Et pourquoi ça donc? Seulement pour nous dire que l’arabe a bâtit son monde de manière volontaire à l’opposé du monde de l’autre, notamment chrétien, judaiste …etc. Mais ça c’est une autre question qu’on aura, peut être, l’occasion d’aborder.

Quant à l’élite politique, elle parait très réticente quant à l’analyse de ce nouveau venu. Exerçant la langue de bois quand elle est obligée de répondre à des interview, pour cacher peut etre une crainte  de l’ex-ministre de l’intérieur et Grand Ami du Roi. Lequel ne ménage pas efforts et talents pour rafler les partisans les plus en vogue ; et patauger par ci et par là, médiatisation publique à l’appui, sans se soucier ni du Gouvernement ni de Personne. Par exemple : lors de la présidence d’une réunion avec des ministres – qualifié de Président du Conseil du Gouvernemental- et durant laquelle il a osé menacer un ministre qui s’interrogea sur sa qualité. Ou encore des ministres partisans du RNI qui étaient obligés d’assister à l’une de ses réunions, alors que leur parti tenait une réunion très importante obligeant ainsi Mr Mustapha MANSOURI, Président du Parlement et Secrétaire Général du parti au mensonge devant un auditoire de plus de 1000 personnes. Le pauvre bonhomme avait répondu à une question sur les motifs d’absence des ministres du parti en déclarant qu’ils étaient en mission dans le cadre de l’Initiative Nationale du Développement Humain (I.N.D.H.), et qu’ils les rejoindraient une fois leur mission terminée. Déclaration vite démentie par un scoop médiatisant l’activité du M.P.T.D.

 Au fait, justement, il y a un rapport trop étroit entre I.N.D.H. et M.P.T.D. En effet Al Himma dans une déclaration faite le 30 Mai 2008, qualifie son Mouvement comme étant : une INITIATIVE audacieuse constituée dans le cadre de l’élaboration des réponses aux questions générales et de gestion de la chose politique et partisane en vue de rendre confiance aux citoyens et à l’élite».

MR Al Himma a également déclaré que : L’Association n’est pas un parti politique et ne sera jamais un parti politique ; elle dépasse le politique et se veut sociale, sportive, culturelle…».   

C’est là une contradiction majeure et violation de la loi de 1958  réglementant la constitution des associations civiles. A signaler – pour acquis de mémoire – que ce n’est pas une première, car déjà l’Etat avait autorisé pareilles associations civiles qui s’occupent de politique. FIASCO bien sur !  Mais, le financement? Normal que l’argent des contribuables a disparu.

Une personne, un groupe parlementaire et deux associations (une association civile- une association politique) pour une hégémonie sur l’Espace politico social.  Harmonieuse contradiction entre le discours politique et idéologique officielle d’une part et la réalité au quotidien d’autre part.

N’est ce pas que le Maroc tend avec force à anéantir l’économie de rente et à bâtir l’Etat de Droit…

Attachez vos ceintures et contempler le panorama. n’est ce pas que c’est le contraire qui se passe. Ça doit s’appeler Dualité avec Spécificité Marocaine. 

Quant à toutes ces personnes qui suivent AL-HIMMA comme son ombre, on ne peut quand même pas les qualifier d’Arrivistes, il est encore trop tôt. Mais dans tous les cas, il faut les responsabiliser. De là, à mettre cette responsabilisation en œuvre, sombrons dans l’attentisme.

salahbouasba @ 18:08
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Le Maroc entre l’Union Européenne et le Maghreb

Posté le Dimanche 18 mai 2008

L’Union Européenne persiste et signe. Et les Pays du Maghreb somnolent et n’arrivent pas à se rappeler leurs rêves, encore moins à les interpréter. Enorme contraste, les 24 Grands de l’Europe trouvent le chiffre peu et s’en vont à la quête pour en rajouter, alors que les quelques minuscules Pays du Maghreb lèchent de joie une autarcie des plus mesquines. Et ces pauvres Pays d’Europe qui s’indignent de voir leurs voisins du sud se quereller orgueilleusement, voire s’entretuer tout en brandissant l’entité de tout un chacun, ou simplement leur frontière fermée sans se soucier le moins du monde du coût d’un tel geste irraisonné, non seulement en perte, mais en pauvreté.

Et si jamais l’U.E. c’est-à-dire ces 24 Pays ensemble décident de contracter quelque accord bilatéral avec les Pays du Maghreb, mais chacun de son coté, voilà que l’on assiste à des contre-offensives et l’on se hâte à déposer les conditions pour devancer son voisin rival, ou simplement pour mettre des bâtons dans les roues.

Morbides contradictions: le Développement qui cherche à se développer encore plus et le sous développement qui cherche à s’enliser encore plus.

On peut énumérer plusieurs raisons derrière cet état de choses. Néanmoins, il y’en a une qui est caractéristique parce que pérenne. Je voudrais emprunter un raccourci pour foncer droit sur la question. Depuis toujours, jamais les relations Maroco-Algérienne n’ont été amicales, hormis la courte présidence de Mr Med BOUDiAF. Bien au contraire, toujours ombrageuses et tendues. Et là, il s’agit d’une donne qu’il faut faire avec, et qu’il faut constamment prendre en considération soit pour chercher un compromis inaccessible dans l’état actuel des choses, soit pour opter vers une autre alternative. Toutefois, il y’a une solution intermédiaire qui peut s’opérer à long terme. Il s’agit de laisser le temps faire son travail et remédier au mal, sans aucune initiative, mais vraiment sans aucune initiative. Laisser les choses venir toutes seules de la façon la plus plausible et la plus saine dans le cadre de la progression conjoncturelle internationale. Plausible et  saine parce qu’autrement, et c’est vérifié, quand le Maroc se montre entiché de reprendre les relations bilatérales et rouvrir les frontières, l’Algérie s’en réjouit et se montre toute fière et hautaine devant la pitoyable et lamentable attitude du Maroc.

Mais, revenons à la comparaison UE – UMA . Il s’agit là d’une vraie question philosophique. Pour l’instant, on a la thèse et son antithèse ; et c’est justement ce paradoxe qui suscite une analyse objective minitieuse et une étude comparative approfondie afin de dégager les points communs et les divergences, les points forts et les points faibles, et grosso modo tout ce qui fait l’union là-bas et la discordance ici. Il ne suffit pas de monter aux créneaux rien que pour faire montre de ses capacités Antariennes, ou se lamenter sur quelque situation révolue comme dans la poésie jahiliya (antéislamique) ou encore jouer des scénarios débiles. 

Effectivement, il arrive des fois que le Maroc se cramponne à des motifs aussi humbles soient dénuésde tout fondement, pour essayer de remédier à une erreur commise en 1994 suite à une malencontreuse information non vérifiée, comme lorsque dernièrement le chef de la diplomatie marocaine, cherchant au fond du creuset de sa valise diplomatique, a avancé sans rime ni raison, le danger que constitue le terrorisme du réseau dit Al Qaida dans les pays de l’occident musulman  pour implorer la reprise des relations et la réouverture des frontières. Et en réplique, des responsables algériens avancent qu’ils n’ont jamais été contactés à ce sujet et que l’initiative marocaine a été prise unilatéralement et n’oblige en aucun cas l’Algérie. Et là encore, il s’agit bien d’une thèse et son antithèse. Drôle de démarche !

L’UE – UMA ; Maroc – Algérie. Deux thèses – Deux antithèses. Mais qu’est ce que ça va   donner comme synthèses? Une, deux ou plusieurs?

Avant d’aller à la synthèse, on va parler un peu de la diplomatie marocaine, et les canaux communicationnels qu’elle utilise. Ses discours et ses messages sont souvent en dérive de leurs canaux et cibles. En bref, au lieu de s’adresser aux différents cénacles et institutions de la société internationale; aux acteurs de la scène politique internationale; c’est à nous marocains qu’elle s’adresse. Il y en a qui diront c’est pour nous informer; passons! Mais, de là à interpréter des décisions diplomatiques ou des résolutions internationales de la manière la plus mensongère, il y’a bien beaucoup à dire.  

Alors, récapitulons pour la diplomatie marocaine : Discours mensongers ; public mal ciblé; décisions insensés; problème qui traîne depuis 33 ans…

Il s’agit d’une diplomatie désorientée, faible et inefficace. Et là, je me rappelle qu’en 1976 déjà, Mr Mohamed BENNOUNA qui était alors professeur et doyen de la faculté de droit de Rabat, après avoir fait partie de la délégation marocaine à l’ONU,  avait – officieusement, devant quelques centaines de ses étudiants – qualifié les algériens de très forts diplomatiquement.

Le Maroc doit assumer les répercussions de sa diplomatie hâtive et dont les sources ne sont ni bien fondées, ni bien basées; et doit prendre ses responsabilités.

La nouvelle diplomatie du Maroc doit être basée sur une stratégie à deux tactiques

       1- Couper court avec toutes les tentatives de normalisation avec l’Algerie.

       2- S’orienter vers d’autres alternatives. 

Alternatives au pluriel ou au singulier, c’est la synthèse.

D’ailleurs, le Président Français Mr Nicolas Sarkozy a présenté au Maroc une occasion en or! Après le Statut Avancé avec l’U.E. alloué au Maroc, mais revendiqué également par l’Algérie; c’est l’Union pour
la Méditerranée prévu le13 juin à Paris dont il s’agit, et dont le Maroc est candidat au Secrétariat Général. Sans détours, le Maroc doit saisir cette opportunité et accepter l’offre sans faire montre de quelque orgueil que soit, tout en bataillant pour plus d’amélioration, mais pas à l’instar de l’Algérie qui a émis trois conditions à cette même offre, dont une justement est relative à la question du Sahara. Et cela prouve, si besoin est de le confirmer, la position inchangeable de la politique de l’Algérie vis-à-vis de notre intégrité territoriale. Le Maroc  pourrait faire de même et présenter les trois mêmes conditions; mais à quoi bon ! Il ferait mieux de s’orienter vers des lieux d’où Il pourrait s’attendre à bon vent. Dans cette alternative, l’Espagne se présente également comme bon partenaire. Et le pont passerelle entre le Maroc et l‘Espagne est de bon augure. C’est un équipement qui reliera non seulement les deux pays mais également les deux continents, et contribuera sûrement à améliorer des situations.

Contentons nous de ces deux éléments de la synthèse pour le moment et venons en à la conclusion.

Nous vivons une nouvelle ère où place est faite aux coalitions, fédérations et unions; et assistons au début de la fin du nationalisme étroit et chauvin, et de ce fait, il est plus réaliste de se fier au pragmatisme Européen plutôt qu’à l’utopisme quelques soient ses origines. Car le courant unioniste Européen finira par gagner cause.

Permettez moi de tirer la conclusion d’un ancien document établi par un imminent auteur et ministre tunisien, en l’occurrence KHAIR EDDINE ETTOUNSI, qui, suite à un voyage en Europe en 1860 avait rédigé à l’intention du Bey de Tunisie un très long rapport intutilé LES MEILLEURS SENTIERS dans lequel il suggère de suivre la civilisation Européenne qui, tel un torrent en crue,entraîne tout dans sa voie, et quiconque osera s’y opposer sera déraciné voire englouti par la force de son courant, et tous les Etats qui entourent l’Europe sont enclins à craindre ce courant et n’ont d’autres alternatives que d’adopter des Institutions telles que celles Européennes; alors ils pourraient être sauvés et survivre.

salahbouasba @ 15:51
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Contribution au débat sur le Dévloppement

Posté le Mardi 13 mai 2008

           Qu’est ce que le Développement ? Et par contradiction, qu’est ce que le Sous-Développement ? 

           Comment sortir du Sous-Développement, et par conséquent, comment accéder au Développement ? 

Le Développement est une problématique très complexe. Plusieurs facteurs y  jouent un rôle très déterminant, tous ensemble collatéralement; et chacun de son côté séparément.            Au Maroc, il faut entendre par Sous-Développement, l’état actuel des choses; et par Développement, un niveau plus élevé à atteindre surtout dans les domaines les plus vitaux qu’on peut classer consensuellement par ordre prioritaire. Et de façon générale : Economiquement, Socialement, Culturellement …            J’ai failli parler de Démocratie pour entreprendre les réformes qui s’imposent, mais ce serait comme mettre le bâton dans la roue dés le départ. Alors mieux vaut passer outre, du moins pour le moment.           Attaquons plutôt le Social, il a sa part à relever dans la problématique du Développement, bien qu’il soit lui-même sujet à discussion.

          En ce qui concerne la part et l’apport du Social, ils incombent aux Associations Civiles (pour ne pas dire la Société Civile qui a un sens plus large), qui, en se définissant des rôles bien précis et des objectifs bien conçus, pourraient jouer pleinement leur rôle d’éclaireurs, notamment dans les domaines de l’Encadrement Social, l’Education Civique et autres; et contribuer concrètement au Développement du Pays. Les ASSOCIATIONS CIVILES, qui selon la loi, sont des acteurs non gouvernementaux et non partisans, au vrai sens du terme (loin des pratiques malsaines qu’il faut contrecarrer et éradiquer) doivent s’assigner le rôle prépondérant de l’encouragement à la création de métiers intégrés, générateurs de salaire, notamment dans le monde rural; et leur assistance doit être axé sur l’écoulement des produits. Il faut bien noter que les nouvelles stratégies économiques entreprises par le Maroc, à savoir, la mise à niveau de l’entreprise marocaine et EMERGENCE se jouent dans un contexte social ou sévissent: chômage, marginalisation, exclusion, précarité, pauvreté et surtout analphabétisme                     Il se fait claire que dans ce stade on doit parler de Formation Sociale, car elle est la base de toute entreprise visant une issue du labyrinthe de ce calvaire que constitue le Sous-Développement. Et justement c’est cette Formation Sociale qui doit servir de support, et qu’on doit traiter en premier lieu.

          Il va sans dire que la Formation Sociale incombe en général à l’Ecole Publique. Et seule une Ecole Citoyenne est capable de relever le défi que lui pose le taux encore élevé de l’analphabétisme en Primo; et en Secundo, ayant la capacité de former ses lauréats en rapport avec le marché de l’emploi, c’est à dire en respectant l’adéquation Formation/Emploi; et pour ce, elle doit être ouverte sur son environnement et capable de mener des enquêtes notamment auprès des employeurs aux fins de connaître leurs besoins; et les employeurs de participer  aux cotés des autres partenaires à l’élaboration des programmes pour les adapter aux besoins de la société et du marché, tout en respectant les orientations didactiques stratégiques fixées d’avance.  Après l’Ecole, c’est la Justice qui revêt un caractère inéluctable qui doit être objet à assainir. En effet; la Justice est l’un des piliers du Développement, de la bonne Gouvernance et de l’édification de l’Etat de Droit, quand elle répond aux caractéristiques de la vertu morale, miroir qui reflète l’image de tout le Pays notamment dans le collimateur des investisseurs. 
 
          La Justice en particulier et le Gouvernement en général, notamment les Finances, sont tenues de procéder par petits coups en attaquant ce qui peut apporter la plus grande contribution au Développement et au Progrès selon une Stratégie constituée de Tactiques simples et claires:

1- Elaboration d’un barème qui permet d’éviter toute dilapidation des deniers publics, dans le cadre de la rationalisation de la gestion des budgets de fonctionnement, tant de l’Etat, que des différentes Collectivités et des Entreprises Publiques.

2- Généralisation de l’Impôt à tous les citoyens et les secteurs, et par conséquent, il faut abolir toutes les exonérations; et étendre cette procédure également aux subventions, notamment celles allouées à des activités ou sociétés à buts lucratifs. D’ailleurs cette mesure va permettre  d’atteindre deux buts:

                a- la mise en exergue du principe de l’égalité par les devoirs et les obligations des citoyens.                  b- la sensation de citoyenneté dans le cadre de l’approche participative qui implique les citoyens dans la gestion de la chose publique.          3- La réalisation de ces points dont le but est d’alléger le budget de fonctionnement, aura pour finalité un impact bénéfique sur le budget de l’investissement de l’Etat, lequel doit etre géré rationnellement.

4- Revoir le rôle assigné à la caisse de compensation dont le budget devient de plus en plus lourd alors qu’il s’éloigne de ses objectifs. 

5- L’égalité des citoyens devant la loi doit être concrète et s’étendre en premier à l’âge de la retraite et au cumul des fonctions ; deux pratiques inadmissibles dans une société en voie de Développement et dont les diplômés souffrent sous le joug du chômage. A éradiquer immédiatement.            On a souvent entendu dire que le facteur humain est le capital des Pays dits en Voie de Développement; toutefois, il ne faut pas que ce facteur déborde sur les efforts accomplis dans les différents domaines ou remet leur croissance en cause. C’est pour cela que la variable démographique doit être contrôlée et maîtrisée en rapport avec les autres donnes. Il s’agit d’un pari à réaliser via un programme de planning familial doté de motivations d’une part mais assujetti à des règles de droit obligatoires d’autre part. 

           On a insisté dés le début sur la complexité de la problématique du Développement. On a vu tout au long de ce bref essai combien ses composantes sont nombreuses et en même temps interdépendantes et indépendantes à la fois. Mais le facteur primordial, intrinsèque et coordinateur, reste le facteur humain. Ce facteur est le moteur du Développement et tout se joue donc par et à travers la Formation Sociale des ressources humaines, locomotive du Développement dans les différents secteurs

          Et pour ce faire, la mise en place et le renforcement des instances de Contrôle, de Formation Sociale, de Formation Continue et surtout la responsabilisation des Responsables sont  parmi les procédures prioritaires.                                 

salahbouasba @ 23:16
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Le Bon Citoyen

Posté le Dimanche 4 mai 2008

Qu’est ce qu’un bon citoyen? Peut-on le définir? Comment le reconnaitre?
Le bon citoyen est-il celui qui s’acquitte convenablement de ses impôts? 

Il est difficile d’affirmer qu’un contribuable aussi bon citoyen soit-il, et quelque soit le degré de sa prise de conscience citoyenne, verse ses impôts volontairement et bon gré. D’ailleurs, impôts, du verbe IMPOSER, veut dire faire payer obligatoirement, ou prescrire ou encore, faire subir à quelqu’un une chose pénible. Nul doute donc que les impôts sont payés par contrainte car ils relèvent des prérogatives du Pouvoir Exécutif de l’Etat. Et, ça n’a rien de péjoratif; bien au contraire, c’est un point positif à condition de l’appliquer conformément aux 3 principes qui caractérisent la règle de droit; à savoir: généralité, abstraction et obligation. 

Mais, pourquoi n’appelle t-on pas bon citoyen tout individu qui fait ou simplement essaye de faire le bien, ou encore, préserve et essaye de préserver le bien public ?          

          1- la notion de faire le bien est une conviction personnelle qu’on ne peut  délimiter par des critères objectifs précis, et par conséquent, relevant du domaine de l’éthique, elle n’est pas sujette à codification. 

          2- Mais qu’en est-il du deuxième volet ? celui de la préservation du domaine public? J’entends par domaine public ce patrimoine de l’Etat qui revient à Nous Citoyens. Ce point mérite bien une petite discussion.

Il suffit de voir comment les gens se comportent dans nos rues et avenues pour savoir comment est traité ce domaine. On constate que tout le monde lui en veut, et s’en foute pas mal. On le considère comme étranger, et qu’aucun rapport ne le relie à nous. 

Et je voudrais bien citer quelques exemples: 

-  Quand une personne s’active à laver sa voiture dans la rue sans s’intéresser le moins du monde à ce qu’il laisse comme saletés dans les lieux… 

-  Quand des gens exploitent  leur miséreuse situation pour exercer des métiers de lavage d’autos dans les rues, les rendant impraticables pour les piétons, et que l’autorité locale fait mine de n’avoir rien vu… 

-  Quand une femme de foyer ou de ménage lave devant sa maison ou la devanture d’une boutique pour laisser un peu plus loin leurs détritus et eaux usées…  

-  Quand des propriétaires d’immeubles construisent dans l’illégalité d’incessants rajouts limitrophes à leurs propriétés, ou construisent des kiosques pour exercer quelque micro commerce, en forme de baraques en usant de fripouilles illustrant une précarité urbaine outre mesure et sans précèdent dans le cadre d’une exploitation des plus haineuses du domaine public sans s’occuper d’astreindre les piétons à emprunter la routgoudronnée

-  Quand une personne crache sa salive dans la rue, devant les gens au lieu d’utiliser un mouchoir en papier, matière en abondance et bon prix, bien que cette question est un problème maladif en rapport avec la santé publique qui doit concourir pour y remédie  

-  Quand un adolescent harcèle une jeune fille en plein public, et que celle-ci le prie de la laisser tranquille sans se soucier le moins du monde qu’il s’agit d’un délit…  -  Quand un chauffard malmène les piétons sur le passage piéton, et dans un tournant en plus… -  Quand des délinquants s’amusent à casser une ampoule d’éclairage public ou des mikhalas renversent des fûts de poubelle…  Tous ces comportements, et d’autres plus nombreux, hélas! prouvent, si besoin est de le confirmer, un manque, voire l’absence de l’esprit de citoyenneté. 

Revenant au rôle de l’autorité, cité plus haut, qui s’active positivement à encaisser ses dus en matière d’impôts, et par la contrainte si besoin est. Cette autorité se doit de veiller à l’application des lois qui organisent et incriminent de telles actions. Ces lois existent effectivement, et c’est l’application qui fait défaut. Sinon, il faut légiférer. 

Je tiens à rappeler l’existence de la commission municipale d’hygiène qui, jadis, effectuait des tournées à travers les quartiers pour s’enquérir et pénaliser ceux qui osent déverser les eaux usées dans la rue. C’était une commission qui témoignait d’un certain degré de civilité et qu’il faut réactiver. 

Toutefois, l’administration locale doit réaliser les équipements nécessaires pour la bonne organisation et gestion aussi bien des milieux urbain que rural.  

Enfin, pour un bon citoyen… un bon Etat, un bon gouvernement, de bons responsables, une bonne formation citoyenne … et surtout beaucoup de bonté.           
 
          

salahbouasba @ 20:09
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